Nous entrons ce dimanche dans la grande et belle Semaine Sainte : redécouvrir cette année encore ce fabuleux élan du cœur de notre Dieu, cette passion amoureuse de notre Dieu, qui vient à la rencontre des humains par des chemins qui nous étonnent, par des chemins qui n’ont rien pour nous de très habituel!
Il entre à Jérusalem sur un âne, signe qu’il vient en artisan de paix, signe qu’il s’offre à l’accueil ou au refus des hommes, signe qu’il n’entre pas dans le jeu des rivalités, de la compétition, de la domination, jeu souvent si cher à notre humanité…
Oui, il vient se livrer ; il vient livrer aux responsables religieux et politiques de sa communauté ce qui fait battre son cœur, ce qui donne sens à sa vie. Il vient, sans armure, offrir ce lien si précieux qui l’unit à Dieu, dans, il est vrai, un mode tellement différent des standards de son temps.
NON, NON et NON : C’EST INACCEPTABLE !
Il y a vraiment trop à perdre !
Alors le juste devient le criminel ; l’innocent devient le coupable…
Jésus de Nazareth : un agitateur, un blasphémateur, un faux prophète : crucifions-le !
Oui, c’est un Dieu à la merci de l’homme que nous proclamons.
C’est un Dieu qui se donne jusque-là que nous suivons.
C’est un Dieu qui se livre tout entier, sans rien préserver, que nous essayons de rendre présent à travers nos choix et nos décisions.
Oui, il est grand le mystère de la foi.
Il est grand ce cœur offert à notre foi.
Il est grand ce Dieu-là, si vulnérable et si fort à la fois !
